Aller au contenu
WebCraftDev
enfrde
Paris•
Lancer mon projet
Développement Web9 min de lecture

Refonte de site d'avocat en 2026 : garder ses positions et rester dans les règles

Refaire le site de votre cabinet sans perdre vos positions : quoi garder, rediriger et déclarer à l'Ordre, les règles à relire, et le prix dès 1 500 € HT.

Mohamed SahbiPublié le 28 septembre 2026
Avocat au travail sur un ordinateur portable, une statuette de la Justice au premier plan
En bref

Une refonte est une « modification substantielle » au sens de l'article 10.5 du RIN : vous devez en informer votre conseil de l'Ordre sans délai et lui communiquer les noms de domaine du site. Côté Google, je garde les adresses des pages qui amènent des visites, je redirige les autres une par une avec des redirections permanentes conservées au moins un an, et je mets à jour le plan du site. Avant la mise en ligne, je relis le contenu : pas de nom de client, trois domaines d'activité dominante au maximum, le mot « spécialiste » réservé aux titulaires d'un certificat, aucune comparaison avec un confrère. Chez moi, la refonte d'un site d'avocat démarre à 1 500 € HT, le prix d'un site neuf, parce que je reconstruis de zéro.

Le 26 septembre 2026, j'ai regardé la première page de Google pour « refonte site avocat ». Huit résultats. Six sont des pages dédiées à la refonte, et pas une n'affiche de prix.

Elles disent à peu près la même chose : préparez vos redirections, gardez les pages qui se positionnent, relisez vos textes au regard des règles de la profession, prévenez l'Ordre. C'est juste. Ce qui manque, c'est la méthode et le chiffre. Voici les deux.

1. Refonte ou nouveau site ?

La question se règle avec vos données, pas avec vos goûts.

Ouvrez la Search Console (si votre site n'y est pas, c'est le premier problème à régler). Regardez les douze derniers mois. Si certaines pages reçoivent des impressions et des clics, votre site a une valeur que Google a mis du temps à construire. Une refonte doit la conserver. Si rien ne se positionne, vous n'avez pas besoin d'une refonte, vous avez besoin d'un site, et vous pouvez repartir de la page blanche sans rien perdre.

Chez moi, la différence entre les deux est petite. Je ne réutilise rien de l'ancien code. Je garde ce qui compte pour Google et pour vos clients : les adresses des pages, les textes qui fonctionnent, vos coordonnées, et je reconstruis le reste. C'est pour ça que le prix est celui d'un site neuf, dès 1 500 € HT. Un devis de refonte moins cher qu'un site neuf signifie en général que l'ancien site est retouché, pas refait, et vous garderez ses lenteurs.

2. Ce que vous devez déclarer à l'Ordre

L'article 10.5 du RIN est clair : « L'avocat qui ouvre ou modifie substantiellement un site Internet doit en informer le conseil de l'Ordre sans délai et lui communiquer les noms de domaine qui permettent d'y accéder. » Une refonte est une modification substantielle.

Le même article encadre le nom de domaine. Il doit comporter votre nom ou la dénomination du cabinet, en entier ou en abrégé, avec ou sans le mot « avocat ». Un nom de domaine générique qui évoque le titre, un domaine du droit ou une activité d'avocat est interdit. Si votre ancien site tourne sur un nom du type « avocat-divorce-lyon.fr », la refonte est le moment d'en changer, et de rediriger l'ancien vers le nouveau.

Deux autres règles du 10.5 à vérifier sur le nouveau site : aucun encart ou bannière publicitaire autre que ceux de la profession, et aucun lien vers un site dont le contenu serait contraire aux principes essentiels.

Ma part : je vous prépare la liste des noms de domaine (le principal, les variantes redirigées, les sous-domaines) avec la date de mise en ligne. Vous n'avez plus qu'à l'envoyer à votre Ordre.

3. Ce qu'il faut garder du vieux site

Exportez depuis la Search Console la liste de vos pages avec leurs impressions sur douze mois. Triez par impressions. Puis, ligne par ligne, décidez : cette page reste avec la même adresse, elle fusionne avec une autre, ou elle disparaît.

Les pages qui reçoivent des impressions gardent leur adresse exacte, ou sont redirigées vers la page qui reprend leur sujet. Leur texte est repris et amélioré, pas jeté : c'est lui que Google connaît. Les pages sans aucune impression depuis un an peuvent disparaître, à condition d'être redirigées vers la page la plus proche.

Gardez aussi ce que personne ne pense à noter : l'adresse exacte de la page de contact (elle est souvent liée depuis votre fiche Google, les annuaires du barreau, le Village de la Justice), les balises titre qui se positionnent, et vos coordonnées écrites de la même façon partout.

4. Les redirections, une par une

C'est l'étape qui décide si vous perdez vos positions.

Google recommande des redirections permanentes côté serveur, 301 ou 308, et de les conserver « aussi longtemps que possible, généralement au moins un an ». Pour un petit site, Google conseille de déplacer toutes les adresses en une fois plutôt que section par section. Ensuite, il faut mettre à jour les liens internes du nouveau site et soumettre le nouveau plan du site dans la Search Console.

En pratique, je tiens un tableau à deux colonnes, ancienne adresse et nouvelle adresse, une ligne par page, y compris les PDF et les images qui reçoivent du trafic. Chaque redirection va droit à la page finale, sans passer par une adresse intermédiaire. Après la mise en ligne, je teste chaque ligne, et je surveille les erreurs 404 dans la Search Console pendant un mois.

Un point de calendrier : Google écrit que pour un site de taille moyenne, il peut falloir « quelques semaines ou plus » avant que les nouvelles adresses remplacent les anciennes dans les résultats. Ne changez donc pas d'adresses en pleine campagne, ni juste avant une période où vous attendez des dossiers.

5. Le contenu à relire avant la mise en ligne

Une refonte réveille de vieux textes. Les quatre points à vérifier :

  • Les noms de clients. Le Vade-mecum du CNB est net : la mention du nom des clients est interdite, secret professionnel oblige. La seule exception concerne les procédures de marchés, avec accord exprès et préalable. Une page « Ils nous font confiance » avec des logos sort donc du nouveau site.
  • Les domaines d'activité. L'article 10.2 du RIN limite à trois les domaines d'activité dominante revendiqués. Le mot « spécialiste » est réservé aux titulaires d'un certificat de spécialisation. Neuf onglets de « spécialités » sur l'ancien site deviennent trois pages de domaines d'activité, et une page « Autres interventions » si besoin.
  • Les comparaisons. Le décret n° 2023-552 (article 15) autorise la publicité si elle est sincère et exclut « tout élément comparatif ou dénigrant ». « Cabinet de référence », « le meilleur avocat de », « taux de réussite » : ces formules disparaissent.
  • Les avis clients. Le CNB déconseille d'afficher des avis clients sur le site d'un avocat, et les noms tombent de toute façon sous le secret professionnel. Une page « Honoraires » qui explique comment vous facturez, au forfait ou au temps passé, avec un rappel de la convention d'honoraires écrite, vaut mieux pour le visiteur.

Le RGPD s'applique aussi : un formulaire de contact avec une case de consentement, une politique de confidentialité, et pas de trackers chargés avant le consentement.

6. Google, ChatGPT et les Aperçus IA

Depuis le 22 juillet 2026, Google affiche des Aperçus IA en France. Pour une recherche comme « comment contester un licenciement », une partie des visiteurs lit désormais une réponse générée avant de cliquer, quand ils cliquent.

Un site d'avocat a besoin de peu de choses pour être repris dans ces réponses : une page par domaine d'activité qui répond aux questions que posent vos clients, une FAQ avec des réponses courtes, des données structurées qui décrivent le cabinet (nom, adresse, barreau, domaines), et les mêmes coordonnées sur le site, la fiche Google et les annuaires. Rien d'exotique. C'est le même travail que pour Google, fait avec soin.

7. Le prix et le délai

Chez moi, la refonte d'un site d'avocat démarre à 1 500 € HT. Ce prix comprend la reconstruction complète, le tableau de redirections et ses tests, la liste des noms de domaine pour l'Ordre, la relecture du contenu au regard des règles ci-dessus, et une page honoraires. L'hébergement coûte de 10 à 50 € par mois selon le site, la maintenance démarre à 150 € par mois si vous voulez que je m'en occupe.

Comptez en général de deux à six semaines entre le premier échange et la mise en ligne, selon le nombre de pages et de redirections. Les positions Google, elles, suivent le rythme de Google : quelques semaines.

Si vous voulez d'abord savoir ce que vaut votre site actuel avant de décider, l'audit SEO et GEO coûte 1 500 € HT et vous dit ce qui bloque.

Le détail des prestations est sur ma page création de site internet pour avocat, et mes tarifs complets sur la page tarifs. Pour un ordre de grandeur du marché tous secteurs confondus, j'ai écrit un article sur le prix d'une refonte de site internet en 2026.

Sources

Votre site d'avocat date, ou n'apparaît plus ? Décrivez-moi votre situation, je vous réponds sous 24 h avec un premier avis. Écrivez-moi ou voir les tarifs. Vous pouvez aussi parcourir les deux démos de sites d'avocats sur ma page site internet pour avocat.

Où en est votre site ?

Vous voulez savoir ce que votre site vaut sur Google et dans ChatGPT ? Décrivez-moi votre situation, je vous réponds sous 24 h. Pour une analyse complète, l'audit SEO + GEO est à 1 500 € HT, livré sous deux semaines.

Écrit parMohamed SahbiExpert SEO, GEO & developpement React, Full Stack EngineerLinkedIn
FAQ

Questions fréquentes.

Lancer mon projet